Depuis 14 ans, le Samu Social Sénégal vient en aide aux enfants et jeunes des rues de la capitale. Sa mission ? Aller à la rencontre de ces derniers, victimes de violences, de la pauvreté, de la drogue et de l’indifférence, et parer aux urgences médico-sociales. Loin de se limiter à des maraudes dans la capitale, l’organisme accompagne, soigne et encourage afin d’offrir à ces enfants délaissés par tous une chance de réinsérer la société sénégalaise via un retour en famille ou l’orientation vers une formation. Une tache essentielle dans un pays où le nombre d’enfants mendiants ne cesse de croitre et dans lequel règne l’inertie de l’État sur une question pourtant cruciale.
Aller à la rencontre des exclus de la rue
« Nous ne faisons aucune distinction d’âge ou de sexe, tous les jeunes peuvent bénéficier de notre aide » Isabelle de Guillebon, . talibésJe refuse le terme de talibé car un talibé est un étudiant coranique. Il n’a rien à faire dans la rue. Il doit apprendre le Coran, pas être exploité par son marabout, réduit uniquement à la mendicité et à la violence Il y aurait environ 30 000 enfants mendiants à Dakar…
« Le seul changement notable, constate Isabelle de Guillebon, c’est qu’aujourd’hui on en parle. Le débat vient sur la place publique, ce n’est plus un sujet tabou comme autrefois ».
La majorité sont des garçons car l’exploitation des filles est bien souvent plus cachée, moins visible ». « Un grand nombre sont drogués, accros à des solvants de peinture qu’ils reniflent. C’est un moyen pour eux de lutter contre le froid mais aussi d’échapper à la réalité
Un centre d’hébergement pour réapprendre sa valeur
Il y a tout un travail de suivi. Le but du Samu Social n’est pas de faire du ramassage centre d’hébergementmais nous ne refusons jamais un enfant sous prétexte que le nombre de place serait dépassé« Les orientations se font par signalement, par proposition de l’équipe ou par volonté personnelle.Autant d’enfants viennent d’eux-mêmes dans le centre que par le biais de maraudesc’est l’enfant qui détermine lui-même la durée de son passage au centreLe but c’est de leur redonner de la dignité et une valeur. De leur tendre la main pour leur réapprendre à être utiles.Et ce n’est pas toujours facile au début ! 300 000 eurosFace à l’ampleur du problème, nous ne faisons que du bricolage. Il y a tout le personnel compétent au Sénégal, mais il est difficile de recruter des psychologuesSans parler de la pérennité du financement pour que la structure puisse continuer à vivre… aide psychologiquePlus on prend notre temps, plus les résultats sont visibles sur la durée. Ce qui compte c’est respecter le choix et l’envie de l’enfant. Donc l’accompagnement est parfois lent mais certainement meilleur
Un projet de sortie de rue
éventuel retour en famille ou une aide pour suivre une formation.Les recherches demandent souvent du temps et de la patience car de nombreux enfants sont originaires de la sous-régionCela se fait vraiment au cas par cas
travail de sensibilisationFacebook / Site
Enfants Talibés
maraboutdaaraemendicitéconditions très précairessévices corporels50 000dont 30 000 à Dakarretrait des enfants de la rue

