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Pas de liberté provisoire pour Khalifa Sall

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Ses avocats en avaient fait la demande auprès du juge, mais la liberté provisoire de Khalifa Sall a été rejetée en cassation,  jeudi 20 juillet, par la Cour Suprême. Le maire de Dakar reste donc incarcéré à la prison de Rebeuss en attente de son procès pour des soupçons de « détournement et escroquerie sur des deniers publics ». Un coup dur pour le candidat aux législatives, qui se retrouve ainsi privé de campagne.      

©Dakaractu

La cour suprême a tranché : Khalifa Sall, et cinq de ses collaborateurs, ne bénéficieront pas de la liberté provisoire. La requête déposée par les avocats du maire de Dakar le 18 juillet a été rejetée hier, confirmant au passage l’ordonnance du doyen des juges d’instruction.

Le maire de Dakar, ainsi que Mbaye Touré, Amadou Moctar Diop, Ibrahima Yatma Diao, Yaya Bodian et Fatou Traoré, sont poursuivis pour détournement et escroquerie portant sur des deniers publics (à hauteur de 2,7 millions d’euros), faux et usages de faux et complicité. Ils ont été placés sous mandat de dépôt le 7 mars 2017. La chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar avait déjà émis, le 2 mai 2017, un arrêt défavorable à la libération prévisionnelle des accusés s’appuyant sur l’article 140 du code pénal qui prévoit qu’ « il ne peut être donné main levée du mandat de dépôt que si au cours de l’information, surviennent des contestations sérieuses ou le remboursement ou le cautionnement de l’intégralité du manquant » et arguant qu’il y avait « inexistence d’un remboursement ou d’un cautionnement du montant ou d’une contestation sérieuse ».

Cette décision, à 10 jours des élections législatives, s’avère être un sacré coup dur pour Khalifa Sall, qui se retrouve ainsi privé de campagne mais aussi du droit de vote. Me Seydou Diagne déclarait à l’APS : « Monsieur Sall ne peut pas bénéficier de ses temps d’antenne. Il ne peut pas battre campagne. Nous demandons qu’il soit libéré immédiatement et sans délai afin que la violation de ses droits politiques et de ses droits électoraux cesse. » Du côté de l’État, toute possibilité de libération provisoire semble être exclue tant que le remboursement des fraudes, ou le paiement de la caution, n’aura pas eu lieu. Une option rejetée par le clan Sall : le geste pourrait être pris pour une confession, une reconnaissance de la culpabilité du maire. En attendant, le candidat Khalifa Sall battra donc campagne depuis sa cellule.

 

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