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Paysage de la grande muraille verte au Sénégal © A. Spani

« La grande muraille verte », un projet panafricain trop ambitieux ?

Les 13 et 14 juin 2016 s’est tenue à Dakar la 5ème session ordinaire du Conseil des ministres de l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte (ApGmv) qui oriente un projet d’envergure depuis 2007. Cette initiative environnementale développée par l’Union Africaine (UA) pour faire face à la désertification de la bande sahélienne traversant onze pays africains, s’ancre également dans une dimension économique et sociale, avec des volets éducatifs, pédagogiques et sanitaires.Paysage de la grande muraille verte au Sénégal © A. Spani

Pourquoi un tel projet expérimental ?

Le projet majeur africain de la Grande Muraille Verte, Concepts et mise en œuvre »« Actuellement, plus des 2/3 de la superficie du continent africain sont couverts de zones désertiques ou fortement dégradées. Par ses effets pernicieux et récurrents, la désertification a entraîné une forte dégradation des ressources naturelles, une baisse des productions agricoles, une situation d’insécurité alimentaire et un lourd bilan socio-économique qui impactent très négativement les efforts de développement économique de la plupart des pays de l’espace saharo-sahélien » Tracé muraille verte

Tableau | Taux annuel de régression du couvert forestier

Source : Situation des forêts du monde, Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), 2005

Un projet créateur d’emplois et de revenus

« Les eaux et forêts ont confié les pépinières aux femmes en amenant de l’eau. Déjà en vendant des arbustes, ça leur fait des revenus, mais mieux les eaux et forêts les ont initiés au maraîchage, les femmes ont produit des légumes, elles en ont tellement produits que ça dépasse les besoins culinaires, elles en vendent et ça fait de l’épargne et des revenus » 

La sécurité comme frein à l’accomplissement du projet ?

Slate Afrique«Le tracé passe dans des endroits assez instables (Mauritanie, Niger, Tchad, Soudan) et des zones de niveau orange et rouge en termes de risques sécuritaires et terroristes. Les scientifiques ne sont donc pas autoriser à s’y rendre, en particulier les étrangers »VNI l’e-mag de l’éducation« le problème de ce grand projet, c’est que mis à part le Sénégal, et dans une moindre mesure la Mauritanie et le Tchad, tous les autres pays concernés sont en crise ! Du point de vue du Sahel, le projet avance donc très doucement et nous sommes encore loin des 7000 km de verdure, censés relier à terme le Sénégal et Djibouti ». l’initiative avance bien au Sénégal ».Carte du Ministère des Affaires Etrangères et du Développement International français, juillet 2016. protéger l’ensemble des sols et non pas construire des barrières de ce type qui sont vouées à l’échec » « les grands barrages verts ont toujours échoué. L’Algérie s’y est essayée il y a trente ans et les populations n’ont pas adhéré.

Une initiative historiquement peu viable

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A propos Armelle Peuvion-Weiss

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