Venus pour protester contre le retard de paiement de leurs bourses d’avril, les étudiants de l’université Gaston Berger (UGB) se sont trouvés face aux forces de l’ordre ce mardi 15 mai au matin. Le campus universitaire s’est rapidement transformé en terrain d’affrontement quand les policiers ont fait usage de leur arme. Un étudiant y a perdu la vie tandis que plusieurs blessés sont recensés.
48 heures de grève le non respect des engagements des autorités universitaires quant au retard de paiement étudiants boursiers rencontrent de sérieux problèmes concernant les paiements et versements de leurs bourses.Baydallaye KANEtoutes les dispositions seraient prises pour sécuriser les restaurants afin de permettre à ceux qui le désiraient de s’y rendre avec leurs tickets
Une manifestation qui vire au drame
le défunt serait Fallou SenePatrice Corréa Pour nous c’est juste inadmissible qu’une vie humaine tombe dans un campus universitaire. Le SAES fera son devoir et continuera de défendre tous les corps de l’université
Oui cet Etat devient fou à force de ne vouloir aucune protestation dans ce pays. Comment peut-on accuser du retard dans le paiement des bourses, surtout à Ugb, ce coin pourri ? Ces pauvres étudiants n’ont que cet argent pour et vivre ou survivre
— Ameth (@Ameth26326429) 15 mai 2018
Aly Ngouille NdiayeNous regrettons ces incidents. Depuis quelques jours, il y avait des difficultés. Il y a une vingtaine de blessés dont 18 gendarmes. Le gouvernement était entrain de prendre les dispositions pour régler le problème. Une enquête sera menée pour situer les responsabilités et les sanctions vont suivreDes bâtiments administratifs ont également été saccagésla maison du ministre de l’Enseignement supérieur, Mary Tew Niane, originaire de la région de Saint-Louis, a été caillassée.
Des protestations dans les autres universités du pays
Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar l’Université Assane SeckLa ville de Bambey Au total, des violences ont éclaté dans quatre des cinq universités publiques du pays.
La Ligue sénégalaise des droits humains, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme et Amnesty International Sénégal ont, dans un communiqué commun, « condamné l’usage excessif de la force par les forces de sécurité ». Les trois ONG ont déploré les « retards récurrents dans le paiement des bourses », « principale cause de la violence dans les universités ». Plusieurs syndicats d’enseignants ont quant à eux décrété 48 heures de grève, les 16 et 17 mai, pour montrer leur solidarité avec les étudiants sénégalais.
