Au Sénégal, une fin de carême chrétien sans Ngalakh est simplement inimaginable vous dira-t-on au pays de la téranga. Ce plat à base de mil, de pâte d’arachides et de « bouye » (fruit du baobab), au goût de yaourt à la cacahuète est distribué par les familles chrétiennes le vendredi Saint (marquant la fin du carême) aux voisins musulmans. Une tradition de partage propre aux Sénégalais, et qui symbolise l’unité.
« C’est important pour nous de préparer du Ngalakh, que nous partagerons par la suite avec notre famille et notre voisinage. Le Christ nous enseigne le partage, donc en tant que chrétien, c’est important de montrer notre attachement à ces enseignements, mais surtout de fêter avec nos frères musulmans, car le Sénégal est un pays d’hospitalité et de paix. Cette façon de faire nous l’avons appris de nos ancêtres »
« Si nous sénégalais continuons avec cet esprit de partage, notre pays ne pourra jamais connaître de problèmes religieux comme on en rencontre ailleurs. Dans chaque famille chrétienne, il y a un musulman comme dans chaque famille musulmane, il y a un parent chrétien. C’est toujours avec plaisir que nous recevons notre part de ngalakh. Moi, je suis un grand consommateur et j’espère que cette année, j’en aurais assez »,
« Je crois que la tradition de partage qui existe au Sénégal est une bonne chose. Il permet d’avoir un climat calme, surtout dans un contexte où les gens deviennent de plus en plus méfiants. C’est aussi une bonne chose pour le tourisme, et les autres activités qui nécessitent des déplacements des populations. Le partage est une valeur que nous devons continuer à promouvoir dans notre pays, c’est un atout majeurJumia TravelSénégal« Défal ndank si ngalakh bi bala moulay yobou ardo »« mange le ngalakh doucement, sinon le ngalakh va te manger ».Un article proposé par Marie Josèphe / Jumia Travel
