Longtemps taboue, la problématique de la consommation de drogues n’était jusqu’à récemment la préoccupation que de quelques associations locales et ONG internationales. Mais devant l’urgence de la situation et grâce au soutien de nombreux acteurs qui ont permis une prise de conscience, de nouvelles structures et initiatives émergent, prenant enfin le problème à bras le corps
ici)problème de santé publique
Un centre multidisciplinaire spécialisé dans le traitement des addictions
le centre de prise en charge intégrée des addictions à Dakar (CEPIAD)l’étude UDSENle CEPIAD est crée en 2013 pour une inauguration en décembre 2014programme de prise en charge pharmacologique des troubles opioïdes
« C’était une nécessité d’avoir enfin des structures médicalisées pour prendre en charge ces personnes car la demande est en hausse »,
Idrissa Ba
équipe multidisciplinaire70% des personnes consultent grâce au travail de terrain des médiateurs,Chaque patient bénéficie d’un programme personnalisé qui est établi après consultation auprès de spécialistes car pour que cela fonctionne il faut une prise en charge spécialiséele CEPIAD est le seul centre à délivrer cette substance utilisée comme substitut aux opioïdesplus de 2 000 patientsLe cannabis est de loin la drogue la plus consommée en Afrique de l’Ouest et du centre avec plus de 60% des cas d’usage et de motif de consultation médicale Il y a trois catégories d’injecteurs : ceux qui ont été initiés en Europe ou au Sénégal dans les années 80 ou 90, c’est la catégorie la plus importante. Il y a les consommateurs de crack qui sont ensuite passés à l’héroïne. Puis enfin, il y a les professionnelles du sexe qui consomment elles aussi du crackComme la prise des traitements se fait quotidiennement et sur place, seuls les consommateurs dakarois sont inscrits au programmeJ’ai déjà perdu deux emplois car il faut se présenter chaque matin, parfois il y a du retard,… Ce n’est pas évidentl’import
activités sportivesvolet réinsertion
« Il est nécessaire de maintenir et d’élargir la prise en charge des UDI, notamment en créant d’autres structures comme le CEPIAD dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Il faut offrir au consommateur la possibilité d’accéder aux soins car des traitements efficaces existent »,
Kaolack et Ziguinchor’hôpital de Mbour a ouvert une unité
Un cursus universitaire pour mieux former les professionnels
beaucoup de médecins ignoraient l’existence de consommateurs de drogues dures au Sénégal.il n’y a que quatre addictologuesAbou SyDiplôme Universitaire (D.U) d’addictologieun diplôme proposé pour la première fois en Afrique Pr Pr Mamadou Habib Thiamcours théoriques et stage pratique
« le D.U s’attache à outiller en donnant un ensemble de connaissances théoriques afin de mieux appréhender, réagir et orienter les consommateurs. Notre objectif est de nous positionner comme structure d’enseignement de référence dans le domaine »,
« Il concerne les personnels de santé mais aussi les structures associatives, les travailleurs sociaux »,17 étudiants50 000fcfa Je recevais des patients drogués sans pour autant qu’ils viennent consulter pour cela. Je me suis peu à peu rendu compte du problème mais je ne savais pas vraiment comment y faire face Dr Adama Koundoulincapacité et de faiblesseDr Papa Amadou Diallo Je n’avais pas les moyens de donner une réponse adéquate aux besoins de mes patients, je ne pouvais pas leur donner ce dont ils avaient besoin
Le rôle des associations dans la prévention
Cheikh DiopCentre Jacques Chirac (CSID)RADOVISde la prévention, sensibiliser et informer sur les drogues
« La sensibilisation est essentielle. Il faut faire de la prévention, particulièrement auprès des jeunes, pour que les personnes évitent de tomber dans la drogue,»,
La majorité des habitants de cette banlieue vit dans la précarité et l’oisiveté. Cet état de désespoir est une des raisons de la consommation. La prise de drogues est bien souvent liée à leurs conditions sociales, la population est plus vulnérableaccueil et appui ANCS
former des acteurs communautaires pour qu’ils se fassent le relais.
« Il y a tout un travail de plaidoyer à faire pour changer les perceptions, pour éduquer les communautés mais aussi au niveau de l’état. Il doit s’engager encore plus dans cette lutte mais aussi revoir le cadre juridique : il faut que l’on cesse de confondre trafiquant et consommateur et donc éviter cette approche punitive. Il faut soigner avant tout avant de punir »,

Thank you for the excellent post
Que faire pour un consommateur qui refuse de se faire aider et qui ne souhaite même pas en parler. Il croit maîtriser la situation,alors que c’est clair qu’il est de plus en plus dépendant de l’herbe. Besoin d’aide svp !? Est-ce une bonne idée que de le signaler à la police pour qu’il fasse une prise de conscience avant que son cas ne s’aggrave?
Dans la sante on ne peut forcer personne à se soigner parce que l’on part du point de vue qu’il désir plus être en sante que nous on veut qu’il le soit. Mais par contre se que l’Etat et les ONG peuvent peuvent faire c’est de sensibiliser et de mettre en place des dispositifs pour aider ces gens à suivre des traitements spécifiques.
Oui c’est une bonne idée de le signaler mais à des organisations comme CEPIAD pour prendre en charge cette personne car impliquer la police va aggraver la situation car ce derniers est réputée pour des saisis et cela perturbe en particulier et fait fuir ces personnes en besoin.
En matière de santé on ne peut obliger personne à se soigner car on doit partir du point de qu’il désir plus être en sante que nous voulons qu’il soit. Mais ce que l’Etat et les ONG peuvent faire c’est de mettre en place des dispositifs pour prendre en charge ces personnes qui sont dépendants et de sensibiliser en passant par les école les publicités à la télévision.
Oui c’est une bonne idée de le signaler mais pas a la police car ces derniers sont réputes pour des saisis et cela peut perturber et faire fuir cette personne dans le besoin. Il faut plutôt essayer de le convaincre ou d’en parler a des organisation comme CEPIAD.
Bonjour, très bon article de fond. Mon avis: Ne pas faire comme en France… Il faut éradiquer TOUS les vendeurs du plus petit au plus « puissant » et en donner les moyens à des forces spéciales .
La police c’est inopérant a long terme. Chercher juste les gros bonnets en pensant que cela va tarir les sources ne fonctionne pas. Nous le faisons depuis 40 ans sans succès. Il faut faire l’inverse et traquer même les plus petits vendeurs.
Le coût social de ce fléau est ÉNORME et la perte d’intelligence utile à la société l’est tout autant.
Bon courage