En cette journée mondiale de l’hygiène menstruelle, décrétée le 28 mai, il est plus que jamais nécessaire de bousculer les idées reçues et sensibiliser les femmes, mais aussi les hommes, à cette problématique de santé publique que représentent les menstruations. Un sujet qui concerne la moitié de la population et affecte tous les domaines de la société mais qui malgré tout continue de rester tabou à travers le monde, notamment au Sénégal. Le programme Femin’in « Changeons les règles », lancé en novembre par plusieurs acteurs du secteur privé et associatif, entend bien faire bouger les choses pour que les règles ne soient plus une honte ! #NoMoreLimits
Maintenant que tu as eu tes règles, ne t’approches plus des garçons ! Speak Up Africa9 personnes sur 10 ignorent l’origine et les facteurs explicatifs des règles.
Croyances et fausses informations
« On insiste plus sur la virginité que sur la question des règles ! »
Dr Abdoulaye Diop clinique NESTles mythes« Beaucoup pensent que les médicaments pour soulager les douleurs des règles rendraient stériles ou encore, il y a cette idée populaire que c’est normal d’avoir mal pendant ses règles
Absentéisme et perte d’autonomie
une fille sur 10 cesse d’aller à l’école pendant ses règles semaine de la honte80.38% d’entre elles préfèrent même ramener à la maison leurs protections périodiques…
Une problématique sanitaire de premier plan
santé des femmes.l’assainissementplus de 20 millions de serviettes et tampons atterrissent dans les décharges
Briser les tabous sur la question
ApiAfrique Yaay,« Changeons les règles ! »
« Il y avait un important besoin d’information et d’accompagnement. Les croyances et les tabous sur les menstruations limitent trop les femmes et contribuent à leur perte d’autonomie »
Abdoulaye et Marina Gningserviettes hygiéniques réutilisables.86.5% des Sénégalaises utilisent en effet des serviettes hygiéniques comme protection.Les règles représentent 2 à 3 000 jours de la vie d’une femme ONU FemmesSénégalaises dépensent en moyenne 1 248 Fcfa par mois pour leurs produits d’hygiène menstruelle.Ici, toutes les femmes lavent leurs serviettes avant de les jeter, par peur des maraboutages (avec le sang). Autant qu’elles en lavent une qui puisse être réutilisable et saine!Il fallait aller à la source du problème. Pas seulement proposer des solutions de secours mais bien essayer de changer le postulat de départSeynabou ThiamYaayNous avons intégré au site de Yaay un onglet « Femin’in » : il héberge des vidéos, des articles pourtant sur le sujet des règles, toutes réalisées par le Dr Diop
« Pour briser cette culture du silence, il était important qu’on mette en place des ateliers de sensibilisation, des journées d’échanges mère fille, des interventions dans des écoles,… »
Toujours dans une approche pédagogique, avec une logique d’accompagnement, nous voulons informer les femmes et les jeunes filles, les aider à connaitre leur corps et donc à ne pas subir leur condition de femme Les règles ne doivent plus être vues comme une tare, une maladie honteuse car cela impacte sur le regard que les jeunes filles portent sur elles et met à mal leur confiance en elles
Il existe un numéro vert, Lydia conseil, où des sages femmes répondent aux questions portant sur la santé et la sexualité : 800 00 96 96
