La presse sénégalaise satirique connait depuis peu un renouveau grâce au magazine « Le p’tit railleur sénégalais », un hebdomadaire qui mêle caricatures bien senties et chroniques à la plume acérée. L’ironie et le rire, prétextes pour bousculer les mentalités, sont les armes préférées de son rédacteur en chef, Ibou Fall.Ibou FallLe p’tit railleur sénégalaisLa publication de mon 5eme ouvrage des « Sénégalaiseries » (instantanées de la vie quotidienne sénégalaise, NDLR) m’a servit de prétexte au lancement du numéro test du « P’tit railleur sénégalais ». Nous l’avons distribué gratuitement et le retour a été positif »,
hebdomadairel’organisme OSIWA
Un journal au ton féroce
ironie et férocitéOn aborde des sujets qui fâchent, religion et politique en tête, sans prendre de pincettes. D’où notre phrase d’accroche : « l’hebdo qui se fie à votre intelligence ». Nous faisons confiance aux lecteurs pour qu’ils fassent la part des choses et qu’ils ne s’arrêtent pas au 1er degréapproche humoristique
«société, politique, sport, cuisine, sexe,… Ce qui est important c’est la façon dont on traite les sujets. On parle de tout du moment que cela est fait avec humour et écrit intelligemment. C’est notre seule exigence ! »,
absurdité de l’HommeLa société veut imposer des limites. Notre fonction est de faire reculer celles-ci et lutter contre le raidissement de la pensée. Si on aborde ces sujets en chahutant cela permet de mettre sur la place publique des questions taboues comme par exemple les marabouts ou l’homosexualité »,
« Un poil à gratter de l’opinion », défenseur de la liberté d’expression
liberté de tonBien sûr certaines chroniques ne plaisent pas. Nous faisons face parfois à un mur d’incompréhension, avec des attaques mesquines et basses. Mais heureusement, il y a aussi pas mal de gens qui sont amusés par nos écrits et dessins ! », , :
« C’est rassurant de ne pas plaire à tout le monde, ce n’est pas notre but. Nous voulons être le poil à gratter de l’opinion, notre but est de déranger. Et pour ça nous n’avons pas peur de nous faire des ennemis ! ».
nous vivons en démocratie donc la liberté d’expression et la remise en question sont des droits essentielsNous somme un journal de divertissement etd’information mais aussi d’opinion car la satire n’est jamais neutre, elle va chercher les paradoxes. La mission du « P’tit railleur sénégalais » est de bousculer, de titiller
Le roi de la satire
satireMes 1eres lectures étaient des Astérix, des Goscinny. C’est une forme de satire car il y a une double lecture selon que l’on soit enfant ou adulte rire de toutsurtout quand il s’agit de sujets qui nous touchent, cela permet de dédramatiserJ’aime cette manière de déformer la réalité par le prisme de l’humourUn jour, j’ai rédigé un billet. Il a du plaire car à partir de là, j’ai commencé à écrire et je suis devenu journaliste plume truculente et irrévérencieuseerJ’ai beaucoup de ressortLe p’tit railleur sénégalais, 1 000Fcfa, dans les kiosques et librairies.
