Projeté dans le cadre du festival Afrikabok, ce mercredi 15 novembre, sur l’île de Niodior, le documentaire « Life Saaraba Illegal » de Saliou Sarr et Peter Heller, aborde sans misérabilisme mais avec justesse, le parcours de deux frères Sénégalais, attirés par les sirènes de l’Europe, comme tant d’autres jeunes Africains. Un documentaire qui interroge sur le sort des réfugiés, les causes et conséquences de l’immigration mais aussi sur la notion même du voyage. Un rendez-vous cinématographique à ne pas manquer !
- Quelle est l’histoire du documentaire « Life Saaraba Illegal » ?
- Ton film questionne sur l’immigration, l’exil, une problématique très actuelle. On s’interroge sur les raisons qui poussent ces jeunes, malgré les risques connus et le travail des ONG et associations, de malgré tout tenter la traversée. Comment l’expliques-tu ?
Je pense que le temps du mythe est passé, tout le monde connait les risques mais l’Europe apparait toujours comme une meilleure solution que l’Afrique. Tout tourne les jeunes vers ce continent.
- Les gouvernements sont donc en partie responsables de cette situation ?
- De nombreux films sur ce sujet, l’émigration, existent déjà. En quoi ce documentaire est-il différent ? Comment ta vision, ton regard apportent-ils une nouvelle réflexion sur ce phénomène ?
Mon film rompt avec le cliché de l’africain misérable : il raconte une histoire de personnes avec de la dignité, des valeurs qui sont victimes d’un système plus grand qu’eux, qui les dépasse.
- Ton documentaire a été présenté dans plusieurs pays. Est-ce que cette tournée européenne était aussi l’occasion de sensibiliser sur la question ? Comment ont réagi les publics ?
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- Combien de temps ce film a-t-il nécessité avant de pouvoir être diffusé?
- Vous avez aussi composé la musique du film « Saaraba » (Saliou Sarr est aussi connu sous son nom de scène Ali Beta).
- Quelles sont les situations actuelles d’Aladji et de Souley ?
- Quels sont vos projets ?

