A l’occasion de la 7eme Semaine africaine de la vaccination, le ministère de la santé sénégalais a présenté son programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus, une maladie qui touche de nombreuses femmes du pays. Dans ce cadre, une campagne de vaccination gratuite à destination des filles âgées de 9 à 15 ans devrait être lancée dans le courant de l’année. Un problème de santé publique désormais considéré comme l’une des priorités du programme de développement sanitaire du Sénégal (PNDS).qui représente 22% des cancers féminins en Afrique et tue 23 femmes sur 100 000 chaque année sur ce continent Pr Mamadou Diopl’incidence1 482 nouveaux cas par andépistage vaccination précoceMSD l’ONG Gavi une campagne de vaccination, gratuite
« Une fille vaccinée aujourd’hui, une fille protégée demain »
HPVde 3 millions de Sénégalaises sont exposéesdébut de leur vie sexuellevacciner les jeunes filles avant le début de leur premier rapport sexuelLe seul moyen pour empêcher le virus d’aller au col reste la vaccination
en novembre 2017en mai 2018900 000 filles devraient être vaccinées la première année
«Dans un premier temps, on vaccinera toutes les filles entre 9 et 15 ans pour rattraper le retard pris et réduire au plus le risque de contamination. Et ensuite, les années suivantes, nous nous limiterons aux fillettes de 9 ans car les autres seront logiquement déjà vaccinées »
Dr Ousseynou Badianeles données scientifiques montrent que la réponse immunitaire est meilleure lorsque le vaccin est administré avant 15 ans programme piloteprogramme de dépistageprise en charge des femmes infectées
Une lente prise de conscience de la part de la population
stade avancéprise en charge tardiveLa majorité des femmes viennent consulter car on les a référées. Il s’écoule environ 10 mois entre les premiers symptômes et la consultation… Les patientes se décident à venir à cause de la douleur ou de l’anémie, mais c’est déjà trop tardif. Il y a même des cas de consultation où le cancer est sorti du col et a atteint la vessieprise de conscienceLes Sénégalais sont maintenant suffisamment informés sur le cancer en général pour connaitre la gravité de la maladie. Cette attitude favorise donc notre action : s’ils ont l’opportunité d’être soigné, de prévenir la maladie, ils vont la saisir. Lors du projet pilote nous n’avons pas observé de réticences particulières face à la campagne de vaccination. Il y plus de peur, d’appréhension, que de rejet
