Parler wolof à Dakar : pourquoi apprendre les bases ?
apprendre le wolof
Contenu Sponsorisé VIVRE A DAKAR

Parler wolof à Dakar : pourquoi apprendre les bases ?

©Francesca Fabian – Unsplash

À Dakar, le français permet de mener la plupart des démarches, mais c’est souvent le wolof que vous entendrez au marché, en taxi ou dans la cour de l’immeuble. Nul besoin de le parler couramment : quelques expressions bien placées suffisent pour saluer, discuter un prix ou remercier. Voici pourquoi elles comptent et lesquelles retenir en priorité.

Pourquoi s’y mettre dès l’arrivée

Le wolof est la grande langue d’échange du Sénégal : beaucoup de Sénégalais le parlent aussi quand leur langue maternelle est une autre. C’est donc lui que vous entendrez chez le commerçant du coin, avec le chauffeur de taxi ou entre voisins. Connaître quelques formules ne fait pas de vous un locuteur, mais vous permet de suivre les usages du quotidien, à commencer par les salutations : on salue avant toute demande, même rapide, et l’on prend volontiers des nouvelles des proches. Pour un débutant, c’est rassurant : le wolof parlé à Dakar emprunte de nombreux mots au français, si bien que certaines conversations vous paraîtront moins opaques que prévu.

Lire les expressions

Le wolof s’écrit le plus souvent en alphabet latin, selon une orthographe officielle qui double les voyelles longues, comme dans « Waaw », et qui note certains sons par des lettres propres. Le ë se prononce comme le « e » de « le », le ñ comme le « gn » de « gagner », le x comme la jota espagnole ; le j se dit « dj », le c « tch » et le u « ou ». Plusieurs formules s’adressent à une seule personne, ce qui n’a rien d’impoli en wolof : leur traduction, placée entre guillemets, garde donc le tutoiement.

Dans le quartier, saluer d’abord

À la boutique du coin, avant de demander du pain, on se salue. La salutation qu’on entend partout est « Salaam aleekum » (bonjour), à laquelle on répond « Maaleekum salaam » (bonjour en retour). Retenez les deux ensemble : vous saluerez en arrivant, et vous répondrez quand on vous saluera.Le commerçant poursuivra sans doute avec « Nanga def? » (« comment vas-tu ? »), la question au tutoiement qui suit la salutation, et vous répondrez « Maa ngi fi rekk » (je vais bien, littéralement « je suis là, seulement »). Avec un voisin que vous commencez à connaître, demandez à votre tour « Naka sa waa kër? » (« comment va ta famille ? »).Dans la rue, « Baal ma » (excusez-moi, pardon) sert à s’excuser, mais aussi à interpeller poliment un passant avant de lui demander votre chemin : placée devant une demande, la formule l’adoucit. Quant à « Jërëjëf » (merci), il vous servira à chaque instant, avec le passant qui vous indique une adresse comme avec le vendeur qui vous rend la monnaie.

Au marché, discuter le prix

Au supermarché, les prix sont affichés. Au marché, ils se discutent. Devant un étal de tomates, demandez « Ñaata la? » (c’est combien ?). Si le montant vous paraît élevé, « Dafa seer » (c’est cher), dit avec le sourire, ouvre la discussion, et « Wàññi ko tuuti » (« baisse un peu le prix ») la poursuit. Marchander fait partie des usages : c’est un échange courtois, où chacun fait un pas vers l’autre.Un repère utile : en wolof, les prix se comptent en général dans une unité traditionnelle qui vaut cinq francs CFA. Cent, annoncé en wolof, correspond ainsi à 500 francs CFA. En cas de doute, demandez simplement le montant en français. Pour savoir où faire vos courses, l’article « Alimentation : où faire ses courses à Dakar ? » présente les marchés, les supermarchés et les boutiques de quartier.

En taxi, fixer le prix avant de monter

À Dakar, les taxis ne roulent pas au compteur : le prix de la course se discute avant de monter. À la vitre côté passager, saluez le chauffeur d’un « Salaam aleekum », indiquez votre destination, puis reprenez les mots du marché : « Ñaata la? » et, si besoin, « Wàññi ko tuuti ». Le chauffeur annonce un montant, vous proposez un peu moins, et l’on s’accorde souvent entre les deux.Le prix vous convient : « Waaw » (oui). Il reste trop élevé : « Déedéet » (non), et vous attendez le taxi suivant. En route, « Dawal ndank » (« roule doucement ») demande au chauffeur de ralentir, et « Taxawal fi » (« arrête-toi ici ») lui indique où vous déposer. Si vous préférez un prix fixé à l’avance, les plateformes de VTC l’affichent avant la course. Pour le taxi, le car rapide ou le bus, l’article « Se déplacer à Dakar » vous donne des repères.

Recevoir et être reçu

Chez des voisins ou des amis, on mange souvent autour d’un plat commun, et l’on vous lancera peut-être « Kaay lekk » (« viens manger »). C’est une invitation à partager le repas : si vous avez déjà mangé, vous asseoir un instant et goûter un peu est une façon simple de l’accepter. En vous levant, dites « Jërëjëf ».Vous entendrez vite parler de la « teraanga » (souvent écrite « teranga ») : l’hospitalité, le sens de l’accueil. Elle se vit surtout dans ces moments ordinaires, et vous aurez bientôt l’occasion de la rendre.Le jour où c’est vous qui recevez, si l’on vous remercie, vous pouvez répondre « Ñoo ko bokk » (de rien), littéralement « on le partage ». En raccompagnant vos invités, dites « Ba ci kanam » (à bientôt), un au revoir léger quand on pense se revoir.

Parler de votre wolof

Dès que vous glisserez quelques mots dans la conversation, on vous posera sans doute la question « Dégg nga wolof? » (« tu comprends le wolof ? »). La réponse la plus juste des premiers mois tient en deux mots : « Tuuti rekk » (un peu seulement). Vous pouvez ajouter « Maa ngi jàng wolof » (j’apprends le wolof), puis poursuivre en français si besoin.

Oser les premiers mots

Inutile de tout retenir d’un coup. Choisissez deux ou trois expressions par semaine et employez-les aussitôt avec le commerçant du coin, le chauffeur ou vos voisins. Demandez qu’on vous répète, laissez-vous corriger et acceptez de vous tromper : une erreur se rattrape en une phrase.Si vous préférez avancer avec une progression, Targumi propose un parcours pour apprendre le wolof, de l’alphabet aux conversations de la vie à Dakar : au marché, en taxi, chez le médecin ou pour chercher un appartement.Vous hésiterez sur une voyelle, vous ferez des fautes, et l’on vous répondra peut-être en français. Peu importe : lancez-vous dès la première semaine, avec un « Salaam aleekum » en entrant et un « Jërëjëf » en repartant. C’est en disant ces mots qu’on finit par les retenir.

 

– Contenu Sponsorisé –

Journaliste

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plugin WordPress Cookie par Real Cookie Banner

NOUVELLES DE DAKAR

RESTEZ INFORMES

Inscrivez-vous à la newsletter et ne ratez aucune info !

Vos données sont conservées en toute sécurité et ne seront pas partagées

MERCI POUR VOTRE INSCRIPTION